Ecommerce 2016 : tous les chiffres sont au vert

Ecommerce 2016 : tous les chiffres sont au vert

Les chiffres partagés par la Fevad sont sans appel : le cap du milliard de transactions a été franchi en 2016 en France, en progression de 23 % sur 2015 ! Les français ont ainsi dépensé 72 milliards d’euros sur Internet, un chiffre en hausse de 14,6% en un an…

 

Ces données sont tirées des principaux sites marchands et sur le montant agrégé des transactions réalisées par les principales sociétés prestataires de paiement pour le compte de plus de 200 000 sites internet. Ces chiffres permettent ainsi de rendre compte aussi de la performance des sites e-commerce plus modestes.

Cette croissance a été tirée par une forte progression des achats de Noël (+ 15 %), en novembre et décembre, période qui a représenté 14 milliards d'Euros de chiffre d'affaires.

Parmi les autres périodes phares de l'année : le Black Friday qui a enregistré, en 2016, une hausse de 41% des transactions en ligne par rapport à l’édition 2015. Enfin, les soldes d’hiver représentent 38% des achats en ligne et les soldes d’été 13%.

Plus de transactions, mais aussi une baisse de 5 € du panier moyen (70 euros en 2016 contre 75 euros en 2015 soit -7%). Cette tendance démontre la démocratisation de l'achat en ligne : l'internaute achète de façon plus naturelle, plus spontanée et plus fréquente. Chacun procède ainsi à 28 transactions en ligne sur l’année pour un montant total de 2 000 euros.

Les MarketPlaces, de leur côté, continuent leur conquête du marché. Les principaux marchands en ligne ont intégré ce type de fonctionnalité et indiquent des chiffres d'affaires représentant plus de 30 % de leur CA annuel (Source Fevad). Amazon, de son côté, annonce que sa "Marketplace" représente près de 50% de ses ventes totales.

 

Le mobile se pose en source de croissance

Autre phénomène à noter, les ventes sur mobile qui bondissent pour représenter 25% des achats en ligne. Attention toutefois, comme l'indique  Adobe dans son étude "Mobile Retail Report", les taux de conversion sont 2,6 fois plus importants sur ordinateurs que sur smartphones.

Criteo, dans l'analyse de ses six tendances, note une augmentation de 27% de la valeur moyenne d’un achat sur application mobile en 2016 et de 9% sur les navigateurs mobiles.

Eulerian Technologie, de son côté, fait un focus sur les comportements face aux modes de livraison et relève que les internautes choisissent à 56% la livraison à domicile et 32% en point relais. Un indicateur doit aussi retenir notre attention : 46% des cyber-acheteurs abandonnent le panier si la livraison est payante.

 

Les modèles économiques du e-commerce se renforcent

Parmi les conséquences de ces chiffres encourageants, les sites de e-commerce de plus en plus "Bankable". Certains sites se sont ainsi lancés dans des recherches de financements fructueuses. L'exemple de "Vestiaire Collective", e-marchand spécialisé dans la vente de vêtements et accessoires de luxe de seconde main est remarquable en ce sens : le site boucle une levée de fonds de 58 millions d'euros pour renforcer son développement international dont 65% du chiffre d'affaires est déjà réalisé hors de France.

Le phénomène des "Drive" n'est pas en reste : plus de 4 000 sont ouverts. "Nielsen Trade Dimention" a ainsi recensé 4025 Drives en France, ce qui met 80% des français à moins de 15 minutes du plus proche.

Le e-commerce est aussi pourvoyeur d'emploi. L'Insee indique que 17% des entreprises qui vendent sur Internet ont embauché au moins un salarié en 2016 contre 4.4% des entreprises dans le commerce traditionnel.

 

Le Web to Store une nouvelle tendance à suivre

L'institut BVA a fourni à MAPPY une enquête positionnant les comportements des internautes en "cross canal" : achats physiques et digitaux. On y note que 91 % des internautes ont ainsi pratiqué le "ROPO" (Research Online Purchase Offline), c'est à dire qu'ils ont recherché des informations sur des produits pour finalement les acheter en magasin. Plus étonnant, seulement 48 % des internautes déclarent avoir fait du "Showrooming", c'est à dire visiter un magasin pour voir des produits et ensuite les acheter en ligne.

Ces deux chiffres montrent que le web est un levier efficace pour générer du trafic sur les lieux de vente et qu'une fois en magasin, l'internaute reste sensible à l'achat direct du produit.

Le e-commerce est donc un des secteurs les plus dynamiques en ce moment. Alors qu'il était plutôt marqué par la prédominance des "Pure Players" issus du monde digital, le marché est maintenant dynamisé par l'arrivée en force des entreprises traditionnelles, commerçants traditionnels et Pme. Un espace de croissance donc, mais très concurrentiel, parce qu'à ce jour, sur les 200 000 web marchands français, seuls les plus professionnels tireront leur épingle du jeu.

 

Sources :

Chiffres clés
- www.fevad.com
- "Nielsen Trade Dimensions" : www.panorama-tradedimensions.com/
- http://www.reussirsaboutiqueenligne.fr/2017/01/profil-du-e-commercant.html
- www.emploi-e-commerce.com/

Levée de fonds de Vestiaire collective
- http://www.ecommercemag.fr/thematique/communaute-1013/breves/vestiaire-collective-annonce-nouvelle-levee-fonds-313370.htm

Le Web to Store
- http://corporate.mappy.com/wp-content/uploads/2016/11/Conf%C3%A9rence-Mappy_WebtoStore4.pdf

Les chiffres Web To Store commentés :
- https://youtu.be/C-bZARyoJgI?list=PLNXsAttqJFD1lyus77gGpoYVvfITVJ4HK